Quel enseignement a-t-on sur l’entretien de notre corps ?
Quel enseignement a-t-on sur l’entretien de notre corps ?
Allô, l’Éducation Nationale ?
Bonjour, quand est-il au 21ème siècle de l’apprentissage du « corps humain » à l’école? De son squelette, ses muscles en mouvements?
Vous connaissez sans doute plus ou moins les recherches menées sur l’ergonomie au travail, sur du mobilier qui pourrait répondre aux soucis de notre corps, sur les problèmes liés à la répétition du mouvement au travail ?
Juste avant de continuer, je voudrais que nous soyons d’accord sur le mot « travail ». Voici une définition du Net : « Ensemble des activités humaines organisées, coordonnées en vue de produire ce qui est utile. ». Alors préparer son eau chaude le matin, faire son lit, faire son ménage, habiller son enfant, être assis[1] pendant des heures à l’école, toutes les actions du quotidien sont « travail » ?
Je pense que oui ! Le quotidien de nos vies n’est que travail.
Comme le sportif de haut niveau qui travaille à devenir meilleur, plus performant.
A la différence, on va lui inculquer la façon d’y arriver et de prendre soin de son corps pour garder la forme !
Quand est-il pour tous les autres « travailleurs de la vie » ?
Je suis professeur du corps.
Lorsque je pose question sur la façon d’appréhender son corps dans les différentes postures que la vie nous oblige,
lorsque j’apporte mes quelques connaissances sur l’entretien de celui-ci, TOUS, des petits au plus grands sont avides de savoir.
Apprendre et comprendre son corps pour l’entretenir selon son mode de vie, et cela commence à l’école.
N’est-ce pas ?
Alors à quand un enseignement, pour tous, sur la connaissance et l’entretien de son corps en rapport à son action ?
…
Mon souhait serait d’avoir une concertation, une réflexion commune avec les travaux de chercheurs d’hier et d’aujourd’hui, afin d’apporter une synthèse qui nous permettrait de partager une meilleure prise en charge de nous-même, d’être maître de nous-même.
…Merci pour votre attention…
En attendant de trouver le bon interlocuteur, de notre côté -et malheureusement depuis toujours-, continuons grâce à des professeurs, des parents, des amis avisés, à inculquer à nous-mêmes et aux autres, une belle présence de notre corps dans ses actions quotidiennes et dans ses soins.
Hedwige mary
[1] Démontré dans mon manuel : « Je me souviens, je suis une Bête ! » ; « être assis est un acte sportif ! ».

L’obsolescence de l’information…
Enseignante depuis plus de 35 ans, je questionne mon enseignement et cherche à comprendre.
Le constat le plus alarmant dans ma vie de « professeur du corps », est celui de l’information dans les Formations.
D’où sortent ces informations ?
Qui les regroupe pour en faire une synthèse afin de les retransmettre aux enseignants ? Qui eux-mêmes les retransmettent…
Comment se fait-il que nous n’ayons pas, nous professeur spécialisé dans une discipline sportive, les informations sur la sortie de nouvelles études, de nouveaux savoirs ?
Peut-être que nous ne savons pas encore faire ?
Car je constate des désaccords dans le milieu sportif, dans le milieu de l’entretien du corps, entre ceux qui ne connaissent pas les travaux de Bernadette de Gasquet par exemple, sur les muscles des abdominaux avec son livre « Abdominaux : Arrêtez le massacre ! » et ceux qui les connaissent ?
C’est pourtant une belle avancée !
Et c’est inquiétant pour les « apprentis du corps » !
Une mise à jour de l’information dans les Formations est indispensable.
Comment l’obtenir ? Par qui ?
Le savoir commun avance et est partagé à la vitesse des escargots.
C’est dommageable pour notre santé.
Hedwige Mary

Le pilates « Matwork », c’est Zéro.
Lors de mes recherches sur la technique pilates,
je découvre sur Youtube vers 2016 un reportage sur lui.
Joseph Pilates donnait des stages (impossible de me souvenir où ?),pendant les grandes vacances en France.
Impossible non plus de retrouver sur Youtube ce reportage ?
Complètement écrasé par le foisonnement d’exercices pilates… ?
Celui qui me le retrouve, je lui offre mon livre avec une séance particulière !
Dans ce reportage, j’ai retenue que J.Pilates « était décrié par ses collègues à son époque ».
Décrié ? Pourquoi ?
J.Pilates est l’inventeur d’une machine de rééducation, une sorte de tout en un :
le « pilates reformer ».
avec sa machine; on tire, on pousse, en appuis avec des « cordes », des « poulies » etc.
J.Pilates est un précurseur de la kinésithérapie.
J.P, sans sa machine, trop coûteuse à importer, donnait tout de même ces mêmes exercices, mais effectués « dans le vide » !!
Saisissez-vous le problème ?
Ainsi, des corps fragilisés ou non, rarement des sportifs de haut niveau, travailleraient les jambes et les bras en l’air, sans soutien, sans appuis, sans contre-résistance comme avec sa machine !?
Les résultats ?
Très mauvais bien sûr !
Comme :
Un diastasis sur la ligne blanche,
Un périnée abimé par tant de pression,
Aucune symbiose entre le dos et les abdos…
Quelques exemples :
Allongé sur le dos, qui peut soulever ses 2 jambes (même l’une après l’autre) et garder son bassin « neutre*» et sans gonfler son ventre, sans pousser ses organes sur le périnée ?
Personne ! (sauf les sportifs de haut niveau et encore…)
Et faire le « double legs stretching » sans bouger ses appuis dans le sol et avec un dos droit ?
Encore moins de personne !
Ce n’est pas que la force qui en jeu !
C’est aussi un problème dû aux ischio-jambiers, trop raccourcis par notre mode de vie (Cf III-7 du livre) !
Et puis le nom « pilates » est un nom usuel, non protégé.
Si le boucher de mon quartier en avait marre de son métier,
il pourrait facilement devenir « professeur de pilates » !
MDR (mais pas pour les corps).
* C’est-à-dire un bassin naturel avec son cambré des lombaires conservé, sans poser ses lombaires sur le sol.
Le pire slogan du siècle :
« Bouger, faite du sport ! »
Dans l’idée d’entretenir mon corps, je fais des exercices ciblés. Dois-je dire que je fais du sport ou de l’entretien physique?
Le sport demande un entrainement spécifique pour un jeu spécifique.
Sans le contester, « bouger » c’est la santé !
Mais il vaut mieux faire un croquet !
Moins de risque de se blesser et divertissement réunis.
Voici ce qu’écrit M. Kerneïz en 1954, tiré de son livre : Hatha yoga, Culture physique Hindoue.
« Ces constatations n’ont nullement pour objet de déprécier le sport, mais d’éclaircir un malentendu… le sport ne doit pas être classé dans la rubrique de l’Éducation physique, mais dans la rubrique des Spectacles, à laquelle il appartient… ; c’est le grand amusement populaire à l’échelle nationale ou internationale, et, comme tel, il serait irremplaçable ; mais il faut reconnaître franchement que le sport ne sert pas plus à améliorer la race humaine que les courses de chevaux ne servent à améliorer la race chevaline. »
Alors lorsqu’un État conseille à sa population de faire du sport, il ne sait absolument pas de quoi il parle ?
Pourtant il doit bien y avoir des indices sur ce sujet, des statistiques annuelles de tous genres ? Comme le nombre de blessure par le sport de « loisir » et même de haut niveau ?
Mais qu’est-ce que l’éducation physique ?
Pour l’instant je constate qu’à l’école dans les cours de sport, les élèves amateurs sont guidés par des enseignants qui dispensent un savoir souvent calqué sur les références du sport… de haut niveau?
Et quoi d’autre ?
Rien sur l’entretien de son corps ?
Hé bien il est temps de distinguer:
l’éducation à un sport, de l’éducation de son corps !
Dans un futur idéal pour l’apprentissage des petits et grands Humain, nous aurions des séances afin de connaitre son corps et apprendre à l’entretenir.
De l’autre, des séances de sports que l’élève choisit selon ses disponibilités physiques et ses envies. Et avec un nombre d’heure suffisant !
C’est de notre santé dont on parle !
Je suis énervée.
Hedwige Mary

